Jeunesse : Concours d’éloquence : trouver sa voix pour sortir du cadre

Prendre la parole, capter un public, faire passer une émotion : autant de défis que s’est lancé Yoann Boulard, jeune Villebonnais, en participant au concours d’éloquence « À pleine voix ! », organisé par la Communauté Paris-Saclay. Élève de Seconde au Lycée International de Palaiseau, il revient sur son parcours, son rapport à l’éloquence et ce que cette expérience lui a apporté.

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Intéressé depuis longtemps par la politique et l’actualité, Yoann se définit comme quelqu’un qui aime réfléchir et débattre. Un intérêt qui l’a naturellement conduit à s’interroger sur la manière de défendre ses idées à l’oral. Son véritable déclic pour l’éloquence remonte à l’année dernière, lors de sa première participation au concours. « Depuis, l’objectif est de m’améliorer et de comprendre les clés de la prise de parole », confie-t-il. Pour lui, bien s’exprimer n’est pas seulement une question de performance mais une compétence essentielle : savoir être clair, convaincant et gérer son stress.

C’est par l’intermédiaire de sa mère qu’il découvre initialement le concours « À pleine voix ! ». « L’an dernier, elle m’a demandé si je voulais participer, et j’ai tout de suite dit oui », raconte-t-il. Cette année, l’enthousiasme est encore plus fort : « C’est moi qui attendais les inscriptions et le thème avec impatience ». Ateliers d’expression orale, travail sur la respiration, la transmission des émotions ou encore l’analyse des sujets : bien plus qu’une compétition, le concours se veut avant tout formateur.

La préparation n’a toutefois rien d’évident. Le plus difficile, selon lui, a été de trouver le bon angle pour son discours. « C’est un travail très subjectif et long, les idées ne viennent pas toutes en même temps », explique-t-il, soulignant l’importance de toujours garder de quoi noter ses inspirations.

Cette année, le thème était « Art : Sortez du cadre ». Yoann a choisi de le détourner pour réfléchir au cadre de nos propres vies. « J’ai voulu montrer à quel point le cadre peut à la fois nous restreindre tout en nous étant indispensable », précise-t-il.

Juste avant de monter sur scène, le stress est bien présent, mais tempéré par l’expérience acquise. Un moment en particulier reste gravé dans sa mémoire : « Le moment où je monte sur scène. J’adore entendre les premiers mots remplir la salle et sentir le public réfléchir ».

Clarifier sa voix, structurer ses idées, jouer avec les intonations : avec le recul, Yoann est convaincu que le concours lui a apporté une réelle confiance en lui. « À force de se prêter à l’exercice, on gagne forcément en aisance », observe-t-il. Selon lui, il est essentiel que ce type d’initiative soit proposé aux jeunes. « Ces expériences sont utiles dans tous les domaines de la vie, et valorisent aussi un parcours scolaire », souligne-t-il, en remerciant la Communauté Paris-Saclay pour cette opportunité.

On ne découvre jamais mieux l’éloquence qu’en la pratiquant
– Yoann

Loin d’être une parenthèse, cette expérience s’inscrit dans ses projets d’avenir. Envisageant des études de droit ou de sciences politiques, Yoann sait que l’éloquence sera un atout majeur. « La prise de parole et la structuration des arguments sont des compétences essentielles à développer », affirme-t-il.

À ceux qui hésitent encore à se lancer, son message est clair : « Il faut arrêter d’hésiter. C’est un défi à relever, avec des expériences, des compétences et des rencontres à la clé ». Pour Yoann, une certitude demeure : on ne découvre jamais mieux l’éloquence qu’en la pratiquant soi-même.

Le concours « À pleine voix ! » de la Communauté Paris-Saclay invitait cette année les jeunes de 15 à 18 ans des 27 villes de l’agglomération à réfléchir autour du thème « Art : Sortez du cadre ». Une invitation relevée avec passion par Yoann Boulard, jeune villebonnais en classe de Seconde. Le 12 décembre dernier, la demi-finale du concours « À pleine voix ! » de la Communauté Paris-Saclay s’est tenue à Villejust.